Médecine, médecine, médecine, je veux être gynécologue-obstétricien depuis que j'ai dix ans et depuis j'ai pas changé d'avis.

J'ai eu mon bac avec mention Assez Bien, mention Bien que j'ai ratée à cause de la sale note que je me suis tapée en spé SVT... mais bon, en PACES, on ne regarde plus la mention, c'est comme si on repartait à zéro. D'ailleurs je n'aime pas les statistiques, " les mention TB ont 80 pourcent de chance de réussir blabla bla". Je pense qu'on peut tous y arriver, il faut croire en soi et avoir le mental.

Bref, en août 2013, mon papa voulait que je mette toutes les chances de mon côté, j'avais un an d'avance, il voulait que je fasse une P0 ( année blanche où le programme est vu plus lentement, on consolide les bases), mais les profs de la prépa m'ont dit qu'ils avaient peur que je m'ennuie et que la P0 était plutôt pour les personnes qui sortaient du lycée avec un bac autre que le bac S. Donc finalement mon père m'a suivi : je n'ai pas accepté la P0 et je n'étais de toute façon dès le départ pas partante pour.

C'est donc à 17 ans que je me suis lancé le défi de réussir la PACES du premier coup.

J'ai fait un stage de pré-rentrée à la prépa pour me mettre dans le bain et puis est venu le jour de la rentrée.

Tout était différent du lycée, les amphi de 300 élèves ont remplacé les classes de 30 élèves. Les profs n'étaient parfois même pas dans l'amphi et leurs cours étaient retransmis par vidéoconférence. ( je m'explique : la PACES à montpellier c'est regroupé avec nîmes donc du coup des fois les profs vont à nimes et d'autres fois à montpellier, ils se déplacent entre trois amphi : un amphi à la fac de med de nîmes, un amphi a la fac de med de montpellier et un amphi à la fac de pharma de montpellier) ( moi j'étais inscrite à la fac de pharma)

Les vidéos sont mises sur le site de la fac et du coup on est pas obligés de se déplacer. Au début j'allais tout le temps en cours, puis après j'ai alterné.

Oui, donc tout était différent du lycée, on était moins encadrés. J'ai donc pris toutes les matières à la prépa. Au début j'avais un bon rythme mais après j'ai pris beaucoup de retard, je voulais à tout prix avoir de bonnes notes à la prépa du coup je ne revoyais pas assez souvent même pas du tout les anciens cours. GRAVE ERREUR. La plus grosse que j'ai commise en tant que primante. Alors pendant le mois de révision j'ai fait de mon mieux pour rattraper mon retard mais une période de révision c'est censée fait pour réviser non ? et non pas pour découvrir des cours ou bien déterrer ceux de septembre... J'étais donc submergée par le travail, ce qui ma conduit à faire des impasses en UE1 : en enzymo (quoi que ça j'avais prévu de faire l'impasse dessus direct), + les derniers cours de biochimie. Alors pendant les révisions, mon rêve de passer primante devenait de plus en plus inaccessible. De plus, j'avais beaucoup de mal en physique, et lorsqu'à à une semaine du concours tu n'arrives toujours pas à faire un exo en entier...oui ça fait péter un câble!

Le jour du concours, le 18 décembre, stressée comme jamais, j'ai fait de mon mieux. Pourtant je suis partie défaitiste, en physique je me disais "de toute façon j'ai toujours été nulle en physique, je n'y arriverai pas". Et voilà, après j'ai oublié mes formules, résultat : j'ai quasiment tout mis au pif! mais mauvais flair car je me suis vraiment ramassée!

Je m'en suis voulue d'avoir eu un mauvais état d'esprit...

Fin janvier 2014, les résultats tombent : je suis 837ème sur 2609 avec 10,3 (et des poussières) de moyenne . Dévastée, oui ça définit exactement l'état dans lequel j'étais. Quand tu as beaucoup travaillé et que tu arrives 837ème, c'est assez triste. Le numérus clausus de médecine à Montpellier-Nîmes est de 209. C'était perdu d'avance.

Pendant une semaine, je n'allais pas bien et puis après j'ai eu une révélation...

A suivre...